Mes yeux dans leurs yeux pour voir ce qu’ils voient, mon monde sur leur monde pour croire ce qu’ils croient, dans leurs pupilles observer le grand bazar qui déprime, sur cette vision me soigner de mon regard qui m’abîme, emprunter une autre rétine avec un cristallin ordinaire, contempler ce qui anime leur iris de cette lumière.

 

Mon feu dans leurs feux pour briller comme ils brillent, une ronde sur leurs rondes pour oublier que je vacille, dans leurs flammes brûler cette solitude qui agresse, sur leurs braises cicatriser, le cœur de ses faiblesses, changer les valves organiques, de mon système cardiaque, m’alimenter du flux mélodique, de leur sang moins opaque.

 

Mon jeu dans leurs jeux pour gagner ce qu’ils gagnent, mon ombre sur leurs ombres pour cacher comme ils cachent, dans leur corps s’introduire discrètement sous la peau,
à l’épiderme y ressentir la douceur à fleur de mots, voyager dans ces sentiments au sein de la marée humaine, passer au travers des gens pour tuer mes peurs vilaines.

 

Ma vie dans leurs vies pour vivre comme ils vivent, mon cri sous leurs cris pour dire comme ils disent, Rayer en eux ma différence, découvrir tous les chemins, au milieu de leurs croyances, sentir de nouveaux parfums, dans cette masse aux autres, calfeutrer ce mal qui torture, que mes doutes se vautrent sur la couleur de leur peinture.

 

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